Complianz BV est une société néerlandaise basée à Groningue. Son plugin WordPress a franchi le million d’installations actives, avec une moyenne de 4,7 étoiles sur plus de 1 600 avis publiés sur l’annuaire de plugins WordPress.org, chiffres relevés en août 2026. Installer un nouveau plugin ne prend en général que cinq minutes, comme nous l’expliquions déjà dans notre tuto complet pour installer un plugin WordPress, étape par étape. Le vrai défi est ailleurs : faire vivre le consentement aux cookies sans devoir le surveiller chaque semaine. Le RGPD (le règlement européen sur la protection des données), le CCPA (la loi californienne sur la vie privée des consommateurs) et la directive ePrivacy attendent tous les trois la même chose : une bannière qui fonctionne, un scan fidèle à ce que fait réellement votre site, et des pages légales à jour. Allons voir ensemble ce que Complianz automatise pour vous, et un conflit de cache à corriger dès le premier jour.
Ce que Complianz fait vraiment pour votre site
Sur sa propre page d’accueil, Complianz se présente comme la solution de consentement aux cookies choisie par plus d’un million d’utilisateurs. La promesse recouvre exactement ce que demandent le RGPD, le CCPA et la directive ePrivacy : une bannière qui bloque les scripts tant que le visiteur n’a pas donné son accord, un scan automatique des cookies posés par votre site, et des documents légaux, politique de confidentialité et mentions légales en tête, générés à partir de vos réponses à un court assistant. La version gratuite, disponible directement depuis l’annuaire de plugins WordPress, couvre déjà une bannière pleinement fonctionnelle, le scan automatique, le blocage de scripts et le générateur de pages légales, avec la conformité RGPD, CCPA et ePrivacy intégrée et sans limite sur le nombre d’enregistrements de consentement. C’est l’outil vers lequel se tourner une fois qu’on a dépassé le simple plugin « bandeau cookies » artisanal, sans avoir encore besoin d’une plateforme de gestion du consentement externe, facturée à part de l’hébergement.
Installer Complianz et lancer votre premier scan
Depuis votre tableau de bord WordPress, cherchez « Complianz » dans Extensions → Ajouter, où il apparaît sous le nom de plugin Complianz — GDPR/CCPA Cookie Consent Banner, et installez-le comme n’importe quelle autre extension. L’écran qui s’affiche ensuite est l’assistant de configuration, pas encore le scan : vous y indiquez les régions ciblées par votre site, l’Union européenne, la Californie, ou les deux, avant que Complianz ne scanne vos pages à la recherche de cookies et de scripts tiers embarqués. Dans une démonstration récente, le consultant WordPress connu sous le nom de Ferdy explique avoir lancé ce scan sur son propre site : il dit y avoir détecté 25 cookies, recoupés avec la base de référence cookiedatabase.org, une illustration de l’ampleur possible plutôt qu’un chiffre garanti pour tous les sites (le vôtre différera).

Un bémol honnête à garder en tête pour ce premier scan : selon une revue indépendante publiée par devowl.io, la documentation de Complianz reconnaît elle-même que le scan automatique ne détecte pas toujours de façon fiable les cookies tiers, en particulier ceux injectés par des scripts chargés depuis l’extérieur. Une vérification manuelle de la liste réelle des cookies de votre site, après le scan automatique, vaut les dix minutes qu’elle prend, plutôt que de faire une confiance aveugle au scan.
Parcourir l’assistant de mise en conformité
L’assistant passe en revue les recoins d’un site qui créent des cookies sans que son propriétaire s’en rende forcément compte : comptes utilisateurs et formulaires de connexion, formulaires de contact et de newsletter, un outil d’analyse comme Google Analytics, publications de réseaux sociaux embarquées, et tout script publicitaire. Répondez honnêtement à chaque catégorie, et Complianz ajuste en conséquence le scan et les pages légales qu’il s’apprête à générer. Une fois l’assistant terminé, il rédige les pages légales manquantes, typiquement une politique de confidentialité et une politique de cookies, puis les relie automatiquement au pied de page de votre site : vous n’avez donc pas à construire ces pages à la main à partir d’un modèle recopié ailleurs.

Complianz le dit explicitement : cette automatisation aide à structurer la conformité, elle ne la garantit pas. Une politique de confidentialité générée automatiquement mérite toujours une relecture pour tout ce qui est propre à votre activité, et aucun plugin ne peut promettre à votre place une conformité totale de votre site.
Personnaliser la bannière aux couleurs de votre site
Une fois le volet légal réglé, la bannière elle-même vit sur un écran de réglages distinct : couleurs, rayon des angles des boutons, et un champ CSS personnalisé pour qui veut un contrôle plus fin que les options visuelles. Les réglages par défaut sont assez discrets pour être publiés tels quels, mais accorder la bannière à la palette de votre site ne prend que quelques minutes et donne au visiteur une impression plus soignée qu’une barre grise générique plaquée en bas de page.
Version gratuite ou plan payant : ce dont vous avez vraiment besoin
Complianz vend trois formules annuelles directement depuis complianz.io/pricing : Personal à 59 $ (35 €) pour un site, Professional à 179 $ (109 €) pour cinq sites, et Agency à 399 $ (239 €) pour vingt-cinq sites, avec en prime un plugin multisite pour le consentement cross-domain, chaque formule assortie d’un remboursement possible sous 30 jours. Ce que la version gratuite vous offre déjà, la bannière, le scan, le blocage de scripts et le générateur de pages légales, couvre raisonnablement bien un site de petite entreprise isolé. Les formules payantes ajoutent des bannières et des documents légaux ciblés par région pour les visiteurs, des tests A/B avec statistiques sur la performance de la bannière, un registre audité de qui a consenti et quand, ainsi que la certification au Transparency and Consent Framework de l’Interactive Advertising Bureau, pertinente si votre site diffuse de la publicité programmatique. Si rien de tout cela ne vous concerne, la formule gratuite reste, dans les faits, le point de départ pour la plupart des propriétaires d’un site WordPress unique — les formules payantes se distinguant d’abord par le nombre de sites couverts et par les fonctions listées plus haut (géociblage, tests A/B, registre de consentement, certification IAB TCF).
LE hic : Complianz et LiteSpeed Cache ne font pas bon ménage par défaut
Si votre hébergeur fait tourner LiteSpeed Cache, une couche de cache que beaucoup d’offres d’hébergement mutualisé activent par défaut, un conflit précis mérite d’être corrigé avant de considérer l’installation terminée. Une page mise en cache peut être servie à un visiteur avant même que le script de Complianz n’ait eu le temps de s’exécuter : la bannière n’apparaît alors jamais, pas en retard, absente, tandis que les scripts censés attendre le consentement se chargent quand même. Ce n’est pas vraiment un bug de l’un ou l’autre plugin, plutôt une collision de timing : le cache sert un instantané enregistré plus vite que le script de consentement ne peut s’accrocher à la page. Ce n’est pas un cas isolé : on le retrouve sur au moins six fils de support WordPress.org distincts, tous décrivant le même symptôme sur des sites mis en cache par LiteSpeed.
Le correctif que propose Complianz lui-même, documenté sur son site de support, prend la forme d’une courte liste d’exclusions à ajouter à la main plutôt que d’un simple interrupteur : comptez quelques minutes de copier-coller plutôt qu’un clic unique. Dans LiteSpeed Cache, sous Page Optimization → Tuning, ajoutez ces chemins au champ JS Excludes : complianz, cmplz, complianz-gdpr-premium/pro/tcf/build/index.js, complianz-gdpr-premium/pro/tcf-stub/build/index.js, complianz-gdpr-premium/cookiebanner/js/complianz.min.js, et complianz-gdpr/cookiebanner/js/complianz.min.js (les versions gratuite et premium vivent à des chemins différents, mieux vaut donc ajouter les deux même si vous n’utilisez que l’une d’elles). Si Load JS est réglé sur Deferred ou Delayed dans l’onglet JS Settings, reportez la même liste dans le champ JS Deferred/Delayed Excludes. Ensuite, dans l’onglet Tuning – CSS, ajoutez cmplz, complianz-gdpr-premium/assets/css/*, complianz-gdpr-premium/cookiebanner/css/*, complianz-gdpr/assets/css/* et complianz-gdpr/cookiebanner/css/* aux champs CSS Excludes, UCSS File Excludes et Inline. LE correctif prend environ cinq minutes une fois qu’on sait où le coller ; le sauter revient à laisser chaque visiteur d’une page mise en cache charger les scripts de votre site sans la moindre invite de consentement devant lui.
Comment Complianz se compare à un service externe comme Cookiebot
Complianz n’est pas la seule façon de gérer le consentement aux cookies sur WordPress. Cookiebot, désormais vendu sous la marque Usercentrics depuis que ses formules autonomes y ont été absorbées, revient souvent dans la comparaison. Les deux outils n’ont pas vraiment la même nature : Complianz est un plugin WordPress facturé par site, tandis que l’intégration Cookiebot d’Usercentrics est un service hébergé facturé par sous-page explorée, gratuit jusqu’à 50 sous-pages par domaine puis à partir de 7 € par mois au-delà, avec des paliers nommés qui montent en fonction de la taille du site. Pour un site WordPress unique avec un nombre de pages modeste, cette différence de structure penche en général en faveur du tarif fixe par site de Complianz ; pour une agence qui gère du consentement au-delà de WordPress, ou qui a besoin d’un contrôle au niveau de chaque sous-page que Complianz n’offre pas, le calcul peut s’inverser. Aucun des deux n’est un outil universellement meilleur, seulement une structure tarifaire différente pour un portefeuille de sites différent.
Notre avis
Complianz mérite la confiance que revendique sa propre page d’accueil, plus d’un million d’utilisateurs, plus honnêtement que la plupart des slogans de plugins : la formule gratuite couvre à elle seule ce dont un petit site WordPress a réellement besoin en matière de consentement aux cookies, et les formules payantes répondent à des usages vraiment différents, agences, ciblage régional, certification publicitaire, plutôt que de verrouiller des fonctions de base derrière un paywall. La seule étape que nous qualifierions de non négociable, pas seulement recommandée, est la liste d’exclusions LiteSpeed Cache si c’est votre couche de cache : une bannière silencieusement absente annule tout l’intérêt d’installer un plugin de consentement.
Voici, selon votre configuration, où cela vous mène :
- Si vous gérez un site WordPress unique et ne diffusez pas de publicité programmatique, installez la version gratuite, lancez l’assistant une fois, et arrêtez-vous là.
- Si votre hébergeur fait tourner LiteSpeed Cache, appliquez les exclusions JS et CSS ci-dessus avant de considérer la bannière comme active, puis rechargez une page mise en cache dans une fenêtre privée pour vérifier qu’elle s’affiche bien.
- Si vous gérez plusieurs sites ou avez besoin d’un consentement ciblé par région, comparez les formules Professional et Agency à ce que vous coûterait un service facturé par sous-page comme Cookiebot, avant de vous engager sur l’une ou l’autre option.
- Quel que soit votre choix, relisez vous-même la politique de confidentialité générée ; considérez-la comme un bon brouillon, pas comme un document légal définitif.
Comme pour toute extension que vous évaluez pour la première fois, notre guide sur le choix des plugins WordPress et leurs pièges vaut le coup d’œil avant de figer vos réglages définitifs. Testez tout outil de consentement sur une copie de préproduction de votre site avant de le mettre en ligne, et vérifiez que la bannière bloque effectivement les scripts avant de considérer l’installation terminée.








